Plus de 80 pays, soient 3,5 milliards de personnes confinées dans le monde.

«Le brouhaha du monde a cessé de distraire»

Le brouhaha du monde a cessé de distraire

Le confinement, pourquoi ?

Réunir les continents. Harmoniser l’état d’esprit des hommes. Mise en relief du contraste des niveaux de vies. Nouvelle géographie des possibles. Dans le cocon de soi-même pour faire éclore un autre être, une autre vie. Vous ne vous en rendez pas compte, mais le paysage change, un autre décor s’installe à l’extérieur de vos intérieurs. Les machinistes s’activent. Chute des décors en carton-pâte pour entrer dans la vraie vie, le vivant, c’est-à-dire ce qui fait sens selon votre nature, celle qui vous a créé.

C’est-à-dire ?

D’abord l’interrelation entre les hommes, qui en se coupant d’eux-mêmes se sont coupés des autres. Dans le retour vers soi-même, il y a, aussi curieux que cela semble être, un élan vers le réseau et la reliance. L’impression que le monde n’est pas si vaste, ni différent et en regard, l’abîme intérieur, la grotte si profonde et méconnue, avec ses fonds et ses tréfonds que le confinement vous pousse à explorer. Voyage au centre de la Terre, oui de votre terre. Voyage dans les limites, les confins. Être limité, confiné, pour célébrer et entretenir son envergure et son potentiel de liberté. L’homme s’affranchit en ce moment. Dans la contrainte, oui, il s’affranchit et se sort de l’esclavagisme de son travail, du rendement, du progrès, de l’élitisme, des mauvaises raisons du toujours plus et du plus encore. Obligation de s’imprimer dans l’instant présent, confiné dans un lieu, dans un temps donné, en une date et une heure. Tout ce qui bouge s’est fixé, le brouhaha du monde a cessé de distraire1. L’homme se retrouve dans son intérieur, comme le fœtus, il est là pour grandir. Le confinement est le temps d’une gestation.

Quelles sont les véritables frontières aujourd’hui ?

Voilà justement l’aspect illusoire de la chose, les barrières, les frontières s’arrêtent aux quatre murs de chacun. Liberté surveillée là est l’enfermement. Prisonniers de qui ? Esclaves de quoi ? Ce confinement pose toutes les questions des barrières et des limitations. L’homme reconnaît son infinie vastitude dans ses propres limites temporelles et géographiques. En ce moment vous ressentez les limites du temps et de l’espace, de la fonctionnalité de la matière. Il vous est nécessaire d’acquérir un autre espace, de le créer au niveau individuel et de le cocréer à un niveau planétaire.

Quel autre espace ?

Un espace de liberté.

Qu’est-ce-que c’est un espace de liberté ?

C’est sortir des réactions liées aux peurs, aux frustrations, à la colère, à la violence, aux jalousies pour entrer dans l’action, la liberté d’être et de choisir. Le collectif doit être l’acteur du mouvement et de la direction pour le monde, comme l’est celui des oiseaux migrateurs. Une cohérence collective, pas un troupeau. L’importance de la cohérence du collectif ! Aussi paradoxal que cela puisse paraître, voilà le rôle du confinement. Chacun dans sa cage… mais l’oiseau en retrouvant sa liberté face au groupe souhaitera activer cette cohérence, car il aura touché les confins de lui-même et conquis la liberté propre à sa nature, il aura dessiné les contours de son territoire.

Le confinement est demandé pour éviter le cercueil… Rires… coffin en anglais. C’est un autre cercueil dont il s’agit, celui des illusions, l’enfermement des illusions. Tout ce que vous vivez en ce moment est extrêmement métaphorique, perturbant, comme si tout et son contraire pouvait avoir un sens. Perte des raisonnements et de la raison. Une autre boussole pour trouver une direction encore inconnue, car le Nord n’est plus le même. Une boussole intérieure.

Quelle est cette boussole ?

Elle est fascinante. L’instinct pour écouter son corps, l’intuition pour laisser parler son esprit, l’imagination pour que l’âme agisse

  1. Voir l’article Silence
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Vos commentaires
30.11.2020 | Emmanuel Rengade

Magnifique! Merci 🙏

30.11.2020 | Catherine Willis

Oui, ce message sonne juste. Le Nord n’est plus le même et seule notre boussole intérieure nous permet d’avancer en territoire inconnu, non balisé.

30.11.2020 | véronique domange

Très bel article, merci.
La liberté d’être qui nous sommes, c’est la vraie liberté, celle d’agir au grand jour en tant qu’êtres divins.. là est le challenge, le choix.
Cela me fait penser à la flamme violette, rayon sacré, prédominant parmi les autres, tout au long de l’ère du verseau qui a commencé. C’est la flamme de la Liberté justement, elle est violette, elle transmute les liens négatifs en liens positifs, elle consume tout ce qui en nous n’est plus approprié..pour nous permettre enter autre, de devenir qui nous sommes vraiment.
Et pour le collectif , travaillons à monter nos taux vibratoires individuels, et ainsi le taux vibratoire du collectif.. Merci merci.

30.11.2020 | Caroline

C’est magnifique et tellement juste valérie, tellement juste 😘😘😘 à bientot 🌸🌸🌸🌸 caroline

30.11.2020 | Émilie Bonamy

Magnifique !

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