Le CNIL, un organisme pour la protection des données personnelles. Quel territoire pour notre liberté ?

«La vie est une prise de risque»

La vie est une prise de risque

La protection des données personnelles est-elle possible ?

Protéger les données est une illusion, pure et simple. Elles sont déjà utilisées. Car une donnée, comme son nom l’indique, «est donnée». Ce ne sont pas les données qu’il faut protéger. Il est pourtant préférable d’en livrer le moins possible, car elles sont du grain à moudre avec lequel certains feront leur pain et leur beurre. C’est la pensée qu’il faut protéger et pour cela rester maître de son lieu. Verrous. On parle de verrouillage. Mais il suffit de ne pas ouvrir la porte. Or la tentation est grande, car les promesses sont alléchantes1. Pourtant aucun verrou ne peut être établi en ce qui concerne la technologie, car les manipulateurs de machines et de leur encodage sont beaucoup plus forts dans la poursuite de leur but, et bien mieux équipés. Ils se battent sur et depuis leur terrain, un terrain que les hommes n’ont pas développé dans leur chair. Il faut éviter les autoroutes tracées par les besoins élaborés par la société. Se déconditionner des besoins artificiels et retourner aux quatre nécessités vitales à l’équilibre, aux quatre éléments, pour revenir à la vie et au chi2, le système immunitaire du vivant. On ne peut pas prendre la vie de quelqu’un, pour la donner à un autre. La seule chose à protéger au quotidien c’est le vivant. Aussi les données ne sont pas du ressort de l’âme. Que l’on sache ce que vous faites, où vous êtes et ce que vous mangez sont des faits qui n’appartiennent qu’à la réalité. La réalité est une illusion, il ne s’agit donc dans ce cas que de partages d’illusions et de points de vues spatio-temporels. L’importance est l’essence. Votre essence est le chi, or le chi ne peut vous être volé, car s’il disparaît vous mourez, vous serez alors parti avec votre trésor. La vraie sécurité est la liberté, pas les verrous que l’on peut faire sauter. La protection ne peut être libérée, sinon elle cesse d’exercer sa fonction. La liberté ne peut être enfermée, sinon elle cesse d’être elle-même.

«Sécurité», un mot revendiqué par nos sociétés…

Se sentir en sécurité, protégés ? De quelle protection parlons-nous ? Vous avez établi des clôtures. Mais celui qui bouge n’est-il pas moins invincible que celui qui reste assis ? Il est plus facile de tirer sur une vache couchée dans un pré que sur un oiseau en vol, et pourtant ce dernier s’expose et semble prendre plus de risques. Mieux vaut-il être imprévisible, qu’attendu, voilà une véritable protection au regard de la société qui conditionne les comportements et où, dans l’aveuglement, chacun se dirige inévitablement vers le plus facile, vers le plus agréable, vers la meilleure récompense comme les souris de laboratoire. L’homme, grisé par ses avancées, en a oublié sa maison3. Or tant que l’homme reste dans sa maison, chez lui, il est libre et en sécurité. La liberté n’est pas dans la protection. La protection est un enfermement, et l’endormissement à cette dépendance est autrement plus dangereux.

Doit-on se méfier de la technologie ?

Le verbe, le logos est sacré. Aller dans le sens des avancées techniques bien sûr, mais se garder de celles de la technologie4, car en lui laissant la parole, elle devient un maître à penser. On ne peut voler vos pensées profondes, elles ne sont pas des idées. La pensée est un ressenti , un carburant. En revanche son énergie peut être endormie, mise en état de léthargie. Ainsi la surconsommation de biens matériels, de nourriture abrutit l’homme, lui enlève sa nature première, sa constitution profonde.

Alors liberté versus sécurité ?

La vie est une prise de risque. Venir au monde c’est prendre un risque, mourir c’est prendre un risque. Ces grands sauts demandent de faire fi du danger. La sécurité associée à la dépendance contraint la liberté individuelle. Elle répond à la peur, alors que la vie et l’amour s’en remettent à la confiance. La liberté siège dans le cœur des ressentis, pas dans le cerveau et sa raison

  1. Entendre «les réseaux sociaux».
  2. Le chi est un principe fondamental formant et animant l’univers et la vie.
  3. Discernement, convictions personnelles. Voir l’article Souveraineté
  4. Technologie dont l’étymologie grecque est «l’art de la parole». Voir l’article L’homme et la machine ?

À LIRE

Réagir à cet article

Vos commentaires
06.03.2020 | Catherine Willis

Excellent article Valérie, reçu 5 sur 5. Je pense
la même chose.

Partager