Transhumanisme, post-humanisme ou hyper humanisme, vers un homme augmenté ou réalisé ?

«L’homme ne fonctionne pas,    il marche»

L’homme ne fonctionne pas,                                                                                 il marche

Que comprendre des frontières entre l’homme et la machine ?

Ne parlons pas de frontières, cette question est borderline1, nous nous situons dans des univers et des dimensions disparates. Ce serait comme faire coïncider un carré dessiné en deux dimensions avec un cube. Vous pensez qu’il s’agit de la même forme ? Oui, en apparence. Pas du tout en réalité, car tout dépend du point de vue duquel on se place, de la dimension avec laquelle on les considère. Comparer la machine à l’homme, c’est se permettre d’apprécier leurs fonctions en oubliant leur nature. L’homme existe de par sa nature, non de par sa fonction, car sa seule «fonction» est d’être, quand celle de la machine est de fonctionner. L’homme marche mais ne fonctionne pas. Fonctionner c’est exécuter, exécuter un homme c’est lui retirer sa fonction d’être. L’homme a comme pouvoir d’incarner la vie, la machine a pour fonction celle d’exécuter les ordres.

La machine peut-elle remplacer l’homme ?

Oui, sur des terrains de fonctionnalités bien sûr, puisqu’il s’agit de la raison de son existence. Mais le risque est de vouloir faire de l’homme une machine, d’oublier sa part unique, celle qui justement dit qu’il n’est pas un exécutant. L’homme s’amuse à se prendre pour «un dieu» en voulant faire de la machine sa création. Il la dote de capacités fonctionnelles, bien au-delà de celles qu’il possède, et c’est un jeu dangereux. Le seul remède à cela serait que l’homme retrouve l’essence même de son universalité. Un passeport, un visa, qu’aucune machine ne pourra jamais obtenir.

L’essence universelle de l’homme… c’est-à-dire ?

Le vivant. Il s’agit de l’appropriation des codes, de la capacité à auto-organiser le développement non programmé de la forme. Le vivant ne répond pas à un programme, il intègre le facteur aléatoire. L’homme dans son universalité est relié aux forces, participe de la cohérence du cosmos. Pas la machine. Or il n’existe pas de modèle technologique capable d’inclure les paramètres de fluctuation du cosmos, car les hommes ne sont pas en mesure de les connaître et donc, de les coder. Même s’ils sont inscrits dans un brin d’herbe encodé, ils ne peuvent être incorporés à la machine la plus sophistiquée qui soit. La nature est formidablement complexe dans sa simplicité alors qu’à l’échelle du cosmos la machine est formidablement simple dans sa complexité apparente.

Peut-on envisager un hyper humanisme ?

Celui-ci est inévitable pour ne pas aboutir à une abolition de la race humaine dans ses valeurs sacrées. La magie des codes sacrés implique l’âme, aussi les secrets de l’âme ne sont-ils pas prêts d’intégrer les circuits informatiques. Ils échappent à une logique et à l’entendement de la matière. Les émotions, les sensations ne sont rien à l’échelle du sacré et de l’essence universelle de l’homme.

Un nouveau paradigme serait que l’homme se rapproche de la nature ?

Oui. Et des hommes aussi. De tout ce qui constitue le vivant, qui célèbre la sacralité du vivant. Échapper à la mort n’est pas sacraliser le vivant, c’est le cloner. Le vivant n’est pas un éternel incarné dans l’espace et le temps. Le vivant est une source, une matière première, une énergie primordiale, non un produit final.

Quel serait alors cet hyper humanisme ?

La conscience sacrée du vivant. La seule issue pour la race humaine : évoluer vers sa nature profonde et contrecarrer l’ambition du post-humanisme

  1. Borderline : comprendre, limitante.
  2. Hyper humanisme : une nouvelle dimension de l'humanité issue d’une intelligence collective augmentée, basée sur les valeurs humaines.
  3. Post-humanisme : courant qui accorde aux sciences et techniques de déterminer l’aventure humaine.

À LIRE

Du trans au post-, jusqu’à l’hyper humanisme

Je cherche à comprendre… Les codes cachés de la nature Joël de Rosnay, éditions Les Liens qui Libèrent

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Vos commentaires
30.11.2020 | Catherine Willis

Merci pour cet article. Il sonne juste et résonne en moi. Je découvre les forces Akashiques comme si je les connaissais dejà.

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