Eau

Eau

L’eau de l’au-delà. Par-delà les mers. Les frontières ? L’eau ne les connaît pas. Sans limites. Elle coule à flots, se déverse et nous berce. Rassurante et instable, plaque sensible de ce qu’elle porte et traverse jusque dans nos os. Constituante première du vivant, l’eau retient toutes nos mémoires mais ne peut, elle, être retenue sous peine de mourir. À sa surface s’impriment toutes les rides de nos dires. Pas matière première mais première des matières. On dit au gré du vent, volatil, mais aussi au fil de l’eau, subtile. Elle s’appelle l’eau de vie, conductrice, support de la barque, des îles et des nuages. Elle connaît tous les état, de sa fonte à son incalculable éther.

De l’océan primordial d’où elle organise le chaos, de l’immensité de sa cape qui dessine les côtes et anime le ciel dans ses transports, elle s’écrit O comme l’œuf de la création et dit l’infini comme le cercle qu’elle trace sans relâche

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Vos commentaires
23.09.2020 | Anne

Superbe texte , très poétique..

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