Le cœur, un réseau de 40 000 neurones et un champ électromagnétique 5 000 fois plus intense que celui du cerveau.

«Le cœur, chef d’orchestre d’une partition»

Le cœur, chef d’orchestre d’une partition

Que comprendre du cœur?

Le va-et-vient et l’équilibre entre les contraires, la polarité, la dualité. Le cœur agit comme unificateur des pôles. Équateur, ligne médiane. C’est par lui et en lui que montent et descendent les flux, le contact entre l’intérieur et l’extérieur de la vitalité de l’être. Il se trouve à la croisée des chemins, il relie l’âme au corps et l’esprit s’y repose. Oui, contrairement à ce que vous pensez, il existe une conscience dans le cœur, pas la conscience pragmatique que vous connaissez, non la conscience d’être. Là, se trouve l’unité, le cœur est celui qui fait le Un, il n’est pas dualité comme peut l’être le cerveau. Le cœur symbolise à lui seul l’union des contraires. Le cœur est l’unité centrale, comme le cœur du cosmos si vous voulez, c’est par sa porte qu’arrive la vie et par là qu’elle s’en va. C’est la maison des origines, elle abrite, comme un coffre-fort, tout ce qui compose, établit, régit, enregistre et meut le monde. Le cœur permet, autorise, la reliance aux autres mondes, comme une barque pour voyager, c’est par lui que l’on peut accéder à d’autres mondes. Fenêtre ouverte sur le ciel, le cœur est cet organe de transition. Double flux, sang rouge / sang bleu, c’est en son sein que s’opèrent les passages. Un aiguillage comme sur les rails de chemin de fer. Le cœur est tout autant un muscle et un mécanisme, que le siège des émotions. Il pourrait fonctionner seul. Un va-et-vient, c’est par lui que l’on arrive et avec lui que l’on part. La porte d’accès aux autres états.

Peut-on travailler son cœur, comme sa mémoire ?

Il fait son travail seul, sans notre conscience, car il est l’unité centrale. Il est indivisible et unique. Aller contre lui et c’est là que les difficultés surgissent.

Entre le cœur et le cerveau, le jeu des interactions…

Il y a là une guerre d’échanges. Le cerveau, coffre-fort de l’ego, peut n’en faire qu’à sa tête si le maître1 du cœur perd son pouvoir. Lorsque le cœur n’est pas mis en avant, le cerveau prend le dessus et les commandes. Il conduit la locomotive, donc le train, mais le cœur reste maître des aiguillages, du parcours engagé, de la trajectoire2.

Transplanter un cœur ?

Comme il est le siège de l’âme, ou l’a été, les cellules de son enveloppe restent fortement imprégnées des particularités de la vie propres à chacun. Chacun a son siège, son trône, aussi les cœurs ne devraient-ils pas être réimplantés. Même si, à la manière d’un arbre transplanté, le cœur peut reprendre racine, il reste déraciné de sa mémoire, ce qui l’empêche d’assurer la cohérence, l’unité de l’âme première. Le cœur n’est pas un organe, mais le chef d’orchestre d’une partition. À chacun son cœur. Il jouera donc avec sa mesure. Une musique qui n’est pas celle qu’il aura au départ composé. Comme il est le point d’origine, ce n’est pas le corps qui le rejette, c’est lui qui rejette le corps dans sa subtilité, car il ne peut s’adapter à cette mesure étrangère.

Le cœur à l’échelle du macrocosme…

C’est le centre des galaxies. Un trou noir est le centre d’un cœur.

La cohérence cardiaque ?

C’est un pléonasme. Cela veut dire : respecter la parole de son cœur. Le laisser faire son travail, puisque la cohérence est sa carte de visite. L’unité, l’équilibre des pôles.

Comment lui laisser la parole ?

Justement, lui laisser la parole, c’est-à-dire l’entendre, et ne pas prendre le dessus, en faire notre esclave musculaire. Il parle depuis sa caverne, il faut lui ouvrir la porte, ainsi l’expression «ouvrir son cœur». Ne pas l’enfermer pour l’entendre, mais lui laisser son champ d’action, porte ouverte à l’intuition, au naturel, au plus proche de son rythme, de notre vérité.

Ouvrir la porte…

Oui, mettre sa conscience dans son cœur et garder la porte ouverte. L’entendre résonner, le visualiser, là est le siège du Soi. Être à cet endroit là, c’est Être chez soi

  1. Le méridien maître du cœur.
  2. Vers la vie, ou vers la mort.

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Vos commentaires
23.09.2020 | Laurence de La Baume

Cet article m’a beaucoup apporté tant par la diversité de ses angles que par les contenus qu’il recèle. Je le recommande chaleureusement à tous ceux qui sentent l’importance de ce reallumage du cœur pour changer notre vision du monde.
Laurence de La Baume

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